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Un vélo branché pour venir travailler
Versailles Clamart et retour : Jean-Louis Vuldy fait part de son expérience d’une année de trajets en bicyclette électrique.
Travaillant à Clamart depuis 18 ans, je me suis dit que le passage aux 35 et 32 heures au 1er octobre 1999 devait être aussi pour moi l'occasion d'un changement. Bien qu'il n'y ait aucun rapport direct, l'idée saugrenue de venir en vélo s'est rapidement imposée. Mais pas n'importe quel vélo : un vélo avec assistance électrique. En été 1995, une première tentative avec un vélo ordinaire s'était soldée par un échec, mais ce second essai est de mon point de vue une totale réussite.
J'habite Versailles, à 14,5 km de distance. Au moins vingt-deux feux de circulation régulent le trafic. Le temps de trajet moyen est inférieur à trois quarts d’heure, ce qui est à peine plus que le trajet en voiture et parfois beaucoup moins, quand l'autoroute est encombrée.
Déjà 2 500 kilomètres
Le vélo électrique permet des déplacements urbains aisés dans un rayon de 15 à 20 km, rendant ce moyen de transport idéal quand il ne pleut pas. Heureusement, les rues de nos villes sont ponctuées d'abris-bus où se réfugier en cas d'ondée !
En moins d'un an et après avoir parcouru plus de 2 500 km pour venir au bureau, outre l'avantage d'avoir une activité physique régulière, l'économie réalisée est sensible tant sur le carburant que sur l'usure d'une voiture.
Si le vélo électrique pêche encore par son poids (près de 30 kg), son autonomie (35 à 45 km en fonction de la température extérieure, du poids du cycliste et de la déclivité de la route suivie) et son prix (environ 7 000 F), l'avenir semble ouvert : pourquoi pas une pile à combustible pour alimenter le moteur ?
Le casque et les gants sont des accessoires essentiels à la sécurité. Cependant, la sécurité est l'affaire de tous. Aussi, je me permets de rappeler l'article R14 du code de la route. Il prévoit que les automobilistes, en cas de dépassement, ne doivent pas s’approcher à moins d’un mètre (en agglomération) d’un deux roues. Ceci afin de ne pas risquer de l’accrocher.
Ne l'oubliez pas quand vous dépassez un cycliste...
L'assistance électrique
Le principe de l’assistance électrique est le suivant. Un petit moteur électrique débrayable, couplé au pédalier, assiste le cycliste. Mais pas tout le temps. Au démarrage, le moteur double l'effort du cycliste, puis l'assistance décroît jusqu'à 24 km/h, où elle s'arrête. Le vélo est équipé d’un Power Assist System (PAS, voir schéma) : un capteur analyse en permanence la puissance de pédalage et un microprocesseur détermine tous les centième de seconde la quantité d'énergie supplémentaire à fournir, grâce au moteur de type planétaire. La batterie est prévue pour 500 recharges.

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Caractéristiques techniques : |
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Batterie 24 V, 7 Ah NiMH Temps de charge 3 h 30 Moteur 235
Watt Poids 27,9
kg Frein arrière à tambour Vitesses 4, dans le moyeu Roues 28 pouces Autonomie annoncée environ 50 km |

Bonne forme physique et économies sont parmi les avantages cités par Jean-Louis Vuldy après un an d’expérience du vélo électrique.
Jean-Louis Vuldy
Ecrit en août 2000, publié en Octobre 2000